Recent review from the French Metal webzine, Fannzic. Review came out in French only and I’ll post that French review here too. This blog sometimes couldn’t eat those kind of words and will display some funny characters here and there. French maniacs should go read it directly to that French site instead.
Venant tout droit de l’autre bout du monde, voilà un petit tour dans l’underground des Philippines, pays plus connu pour le tourisme que pour le métal. Ce one-man band nommé KRATORNAS fait dans le vieux assumé, black métalleux jusqu’au bout du riff mais ajoutant une approche death façon Floride d’il y a vingt ans, notons tout de même que KRATORNAS existe depuis presque 15 ans, et sert ici son deuxième album après une tonne de démos et d’EP. C’est donc mid-tempo ou blasté selon le moment, brut et sans jolie décoration, et autant vous dire qu’il vous faudra une niveau d’acceptation du cradingue élevé pour vous enquiller les huit titres de ce “The Corroding Age of Wounds” (ceci dit j’ai un promo CDr, Bruno Zamora souligne dans la fiche qu’il a jointe à l’envoi que la version commercialisée bénéficie d’un meilleur son… difficile pour moi de m’engager sur ce point).
C’est old-school, c’est sale dans le son, c’est méchant dans les intentions, ça a au moins ces mérites là. Si vous aimez SADISTIK EXEKUTION, dites vous que c’est ici une référence souvent associée à la musique faite par ce Philippin.
La lisibilité des morceaux ne sonnera pas comme une évidence. KRATORNAS n’a pas comme intention de faire du easy listening et même si la formation pose le propos en certains moments (ce qui n’est pas sans créer des ambiances rampantes et sombres), les compos sont complexes mêlant donc des influences black métal scandinaves et du death métal US, pas toujours de manière claire. Ce qui est rassurant c’est de lire au détour d’un avis donné sur ce groupe que les précédentes productions étaient encore moins accessibles, et moins compréhensibles. Les morceaux sont longs et on ne saura plus vraiment où on en est de l’écoute, ayant parfois l’impression d’être passé au titre suivant sans avoir perçu la nuance.
Pour faire simple, c’est du black death du fond de la cave et typé old-school, avec tout ce que ça implique comme compromis acceptés sur la qualité de la prod et sur la modernité des compos. Au détour d’un plan plus thrash, on prendra quand même conscience que le gazier pourrait offrir un album à l’énergie brutale s’il avaient les moyens d’une production plus limpide, quand bien même le mastering est ici l’oeuvre de Tore Stjerna (Necromorbus Studio en Suède avec WATAIN comme référence). Un dernier mot concernant le cover du disque qui est signé Kris Verwimp, artiste ayant travaillé pour MARDUK et VITAL REMAINS par exemple.
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